Secrétaire Nationale du Parti Socialiste
Formation Professionnelle et Sécurité Sociale Professionnelle
Conseillère Régionale Provence Alpes Côte d'Azur
déléguée à la Formation professionnelle et continue
Présidente du groupe "Socialiste-Les Verts"
du Conseil Municipal de Menton
J'ai eu besoin de quelques jours avant d'écrire, prendre un tant soit peu le premier recul nécessaire...
Je dois tout d’abord dire ma vive émotion lorsque Martine Aubry m’a téléphoné la veille du Conseil National pour me dire sa volonté de me voir intégrer la Direction du Parti Socialiste en me
désignant au Bureau national puis en me confiant le Secrétariat National à la Formation professionnelle et à la Sécurité Sociale Professionnelle au sein d’une équipe resserrée de 38 membres.
Equipe renouvelée, rajeunie et paritaire…
Ma première pensée est allée à mon père, modèle socialiste et humaniste et cheville ouvrière de la fédération du Parti Socialiste des Alpes Maritimes qui, il y a douze ans, la veille de sa mort m’avait « passé le témoin » en me demandant de prendre la relève dans sa « chère section de Menton ».
Mais c’est en téléphonant à mes filles qui m’ont toujours soutenue, que l’émotion m’a submergée… Tout le monde aura pu constater que je n'ai jamais cédé à la sensiblerie ni au mélange des genres entre vie publique et vie privée sur ce blog...Mais là, pardonnez moi ce léger écart...
J’ai ensuite instantanément associé Michel Vauzelle à cette promotion nationale, lui qui m’a fait confiance à la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur en me chargeant de ce secteur (1er budget de fonctionnement de la région) il y a près de onze ans. Il m’a d’ailleurs très chaleureusement félicitée.
La Formation, secteur éminemment politique, au sens noble du terme, puisqu’il touche directement à l’émancipation des femmes et des hommes, la formation permanente étant à la fois une des clés majeures pour une vie professionnelle réussie, une des clés essentielles de la promotion sociale mais aussi du développement humain.
J'ai , dans le même temps, tout cela se bousculant dans ma tête, , pensé à tout le travail fait avec les
camarades de la motion Delanoë des Alpes Maritimes, pour porter haut nos idées dignement dans une Fédération complètement verrouillée par des barons locaux plus obsédés par leur carrière que par
les politiques publiques...où si je fais "langue de bois", je dirais -a minima- l'urgence de nouvelles pratiques politiques...
Je me suis, ensuite, sentie fière pour mon département tandis qu’on a pu, à juste titre, si souvent se plaindre du manque de reconnaissance de notre Direction Nationale.
C’est une première pour les Alpes Maritimes. Jamais, jusque-là, un camarade du 06 n’avait participé à la
Direction Nationale du Parti Socialiste !
Il va sans dire, que je tenterai, le plus efficacement possible, de représenter à Paris, l’ensemble de mes camarades des Alpes Maritimes.
J’avoue ensuite, que se voir confier par Martine Aubry, grande Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, s’il en est, la responsabilité d’inventer un dispositif de « sécurité sociale professionnelle », est peut-être une reconnaissance du travail que j’ai pu effectuer tant au plan régional que national dans ce domaine, mais sans aucun doute, une sacrée responsabilité dans le cadre du projet du Parti Socialiste.
Depuis plus de 10 ans maintenant, nous inventons, nous expérimentons dans la Région, des politiques publiques qui permettent de répondre au mieux aux besoins de nos concitoyens en matière de Formation Permanente dans le cadre d’un grand Service Public Régional. Toujours selon « la méthode Vauzelle », c'est-à-dire en associant à la réflexion, l’ensemble des partenaires, et tout particulièrement les partenaires sociaux, syndicats de salariés, au premier chef.
Aujourd’hui, au plan national, l’enjeu est de taille puisqu’avant même cette crise qui va avoir des impacts sociaux dévastateurs, nous savions que nous avions à trouver des solutions pour sécuriser les parcours professionnels des personnes. Rares seront les personnes qui ont et qui auront un parcours professionnel linéaire, comme du temps de nos parents, où on pouvait faire toute sa carrière dans la même entreprise, avec la possibilité de gravir quelques échelons… Pire encore, alors que jusque-là, on pouvait espérer que nos enfants aient mieux que nous, l’ascenseur social est, aujourd’hui, complètement bloqué..
Alors, on parle souvent de « flexsécurité » en matière de doit du travail. Malheureusement, il faut se rendre à l’évidence : si les travailleurs de notre pays subissent de plein fouet, la flexibilité, terme pudique pour parler de précarité de plus en plus violente, (contrats précaires, temps partiel subi…), et de la paupérisation qui l’accompagne, la « sécurité » reste, elle, entièrement à construire qui pourra garantir sur toute une vie une rémunération décente sans rupture y compris pendant les périodes de non emploi, qu’on pourrait opportunément mettre à profit pour se re-qualifier, par exemple.
Nous avons « du pain sur la planche » au Parti socialiste. Mais ça y est le Parti est au travail avec une majorité cohérente! Le Congrès est terminé et personne n’a été exclu de quoi que ce soit ! Ne confondons pas tout : il n’est pas temps de désigner notre candidat à la présidentielle !
Nous sommes avec Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Martine Aubry dans l’obsession du travail collectif, de la délibération collective, seule méthode susceptible à nos yeux, d’être efficaces, tout d’abord, dans l’opposition et dans, le même temps dans l’élaboration d’un projet socialiste construit pour une efficacité de gauche qui « change la vie » de nos concitoyens. Par la clarté, la cohérence et la créativité qu’elle permettra d’insuffler, c’est cette méthode qui, aujourd’hui, pourra garantir tout à la fois la construction d’une opposition mobilisatrice et d’une force de proposition crédible pour une Nouvelle Gauche conquérante.
Le parti Socialiste doit s’inscrire en contre point de la politique et de la méthode aussi brutales que mensongères de Nicolas Sarkozy et engager une concertation approfondie avec les responsables syndicaux concernés par les sujets sociaux en discussion aujourd’hui, par exemple.
C’est cette méthode du travail collectif, sérieux et exhaustif couplée avec la nécessaire rénovation des pratiques, qui doit être au cœur de la rénovation de notre parti.
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