Secrétaire Nationale du Parti Socialiste
Formation Professionnelle et Sécurité Sociale Professionnelle
Conseillère Régionale Provence Alpes Côte d'Azur
déléguée à la Formation professionnelle et continue
Présidente du groupe "Socialiste-Les Verts"
du Conseil Municipal de Menton
Non, non et non le Maire n’y arrive pas ! Bien que condamné deux fois par
le Tribunal Administratif en quelques mois à respecter la loi en matière de droit d’expression de l’opposition, le Maire s’y refuse toujours. Depuis maintenant 2 ans et demi, abusant de tous
les subterfuges et avec une mauvaise foi difficilement imitable, le Maire nous empêche de nous exprimer dans le magazine municipal « Pour Menton Magazine », que d’aucuns ont baptisé
« Guibal Magazine », tant les 35 pages sur papier glacé de ce magazine ne sont que dithyrambes sur les actions du Maire et de Madame.
Mais la loi est formelle. Quand il y a publication d’un bulletin municipal, un espace d’expression doit être réservé aux
conseillers municipaux n’appartenant pas à la majorité. Prétextant les élections à venir, le Maire nous a refusé toute publication dès le mois de novembre 2006… mais pendant ce temps, Madame,
elle, avait bien droit à sa page personnelle vantant ses actions d’élue admirable (elle était pourtant bien aussi concernée par les élections).
Une fois les élections municipales passées, contraint et forcé, le Maire a bien été obligé de faire voter une délibération
en juin où il nous octroyait royalement 720 caractères (soit 5 lignes sur 35 pages) en se réservant la possibilité de censurer le texte s’il était trop critique… possibilité dont il a usé dès
notre premier article. Sanction logique, le Tribunal Administratif, en référé (c’est-à-dire en urgence tant l’illégalité était manifeste), a censuré cette délibération en août pour atteinte au
droit d’expression des élus. Poussé par le Préfet le Maire a bien été obligé de faire voter en octobre une nouvelle délibération… qui en fait était la même que celle de juin que la justice a
censuré, c’est-à-dire 5 lignes pour l’opposition avec, il faut bien lui rendre grâce, la suppression de la censure du Maire. Même motif, même punition puisque le Tribunal Administratif, toujours
en référé, a en décembre dernier censuré cette délibération pour atteinte à la liberté d’expression de l’opposition, laquelle est une liberté fondamentale en démocratie. Le juge va même plus loin
puisqu’il dit que le Maire doit prévoir un espace équitable pour notre expression.
Or, quelle ne fut pas ma surprise de lire dans le Nice Matin de jeudi dernier la réaction de Maire à ces décisions de justice. En effet celui-ci, ne craignant pas le ridicule, nous dit que puisque le Tribunal Administratif a suspendu l’exécution de la délibération du conseil municipal prévoyant l’expression de l’opposition et bien, pas de problème, l’opposition ne s’exprimera plus !
Ce qu’il y a de bien avec le Maire de Menton, et comme dirait Claude Lelouch dans son film « Hommes, femmes, mode d’emploi » : « le pire n’est jamais décevant » !
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